D’un état de guerre à un état de paix
- Atlantide-Research

D'un état de guerre à un état de paix
Source de l'information : Recherche personnelle
En l’état actuel du monde et de nous-mêmes, nous avons maintenant une vue, ou plutôt vision plus globale des événements. Nous voyons ce qui se passe mais plus uniquement avec les yeux. Le fait de voir au-delà du monde visible s’appelle la vision. La vision signifie la capacité que nous développons quotidiennement de voir au-delà des apparences, au-delà des formes ; de pénétrer en quelque sorte le cœur des choses.
Et en même temps que nous pénétrons le cœur des choses, les choses nous affectent en plein cœur. C'est-à-dire qu’elles nous traversent comme si nous devenions un canal ou ces choses peuvent s’écouler. Nous devenons perméables aux énergies de ce monde. Et cela peut nous apparaitre comme très déstabilisant mais en même temps cela nous donne la possibilité de comprendre ce à quoi nous sommes sensibles et donc ce qu’il convient de travailler.
En travaillant sur nous-mêmes, c'est-à-dire en s’investissant non plus à l’extérieur mais à l’intérieur de soi, nous développons quotidiennement les nouveaux outils qui nous permettent de poursuivre notre chemin.
Ce développement constitue et fonde notre chemin. Sur ce chemin, unique, nous avons chacun une manière individuelle d’expérimenter, de percevoir et de penser les événements du monde. Notre manière de penser influence le monde, il le modèle. Paradoxalement c’est parce que notre chemin est unique qu’il nous donne la possibilité de suggérer au-delà des mots tous les autres chemins. Parce que c’est en me trouvant moi-même que je donne la possibilité à l’autre de se trouver lui-même. C’est en étant moi-même que je donne la possibilité aux autres de se trouver eux-mêmes.
Se retrouver relève donc de notre responsabilité. Se retrouver signifie prendre conscience de ce qui nous constitue, et cela au-delà des apparences et des conditionnements qui nous sont imposés, au-delà du temps et de cet état de guerre constant que revêt le monde. Ceci afin de pouvoir le mettre en pratique dans le quotidien. Il ne s’agit plus ici de se donner par procuration, au travers de techniques par exemple ou d’analyses du monde mais au travers simplement de nous-mêmes.
Mettre en pratique dans le quotidien, c’est permettre un échange entre soi et le monde. Au sein de cet échange nous ne sommes capable de donner au monde que ce que nous avons compris de nous-mêmes car je ne peux donner ou restituer que ce que j’ai pu trouver ou retrouver en moi-même. Je peux donner au monde uniquement ce que j’ai été capable de puiser en moi-même. Cela constitue notre chemin. Et c’est à partir de ce chemin unique que je peux communiquer avec l’autre car alors je suggère à l’autre son propre chemin.
Ceci constitue à mon sens actuellement le seul mode de communication valable et équilibré. C’est un mode de transmission (dans les deux sens du terme) qui ne s’arrête pas à des méthodes, des techniques d’éveil, des mots ou des rituels quelconques mais qui compose avec notre réalité. Dès que nous rentrons en contestation directe et partiale avec le monde, cet équilibre est rompu.
Qu’est-ce que nous retrouver ? Que sommes-nous à l’origine ? Qu’est ce qui nous constitue au-delà du temps et de l’espace ?
Une pensée de Dieu certainement, une pensée consciente et créatrice qui s’est progressivement alourdie et enrichie d’expériences diverses et variées. Nous sommes une pensée libre et curieuse qui parcourt joyeusement l’univers et qui a soif d’évoluer.
Nous sommes donc une pensée créatrice qui apprend et en même temps féconde son terrain d’apprentissage. Car expérimenter élève aussi bien l’objet que le sujet de l’expérience. L’expérimentation relève donc plutôt d’une danse créatrice qui se compose à deux. L’un s’enrichit de l’autre et réciproquement.
Et c’est pour cette raison que nous devons réapprendre à penser comme à l’Origine afin que ce processus d’apprentissage et d’expérimentation puisse à nouveau voir le jour ici et maintenant.
C’est d’ailleurs un processus que je découvre en écrivant et que j’ai encore du mal à appliquer au quotidien… J’écris parce que quelque chose en moi me donne la permission de puiser en cette source. Si la pensée ne puise pas en cette source, elle provient de l’égo et dresse un voile, obscurcit en quelque sorte cette réalité. Car ce qui existe, ce qui est vrai, c’est ce qui puise en cette source. Et c’est bien là que réside notre travail au quotidien ; prendre conscience ou éclairer notre propre obscurité d’être de raison afin d’accéder à notre réalité d’être de lumière.
Cela devient avec le temps une exigence de la pensée et il devient difficile voir impossible de communiquer avec quelqu’un qui n’a pas les mêmes exigences. Ce n’est pas une exigence qui passe nécessairement par le discours ou les mots mais c’est quelque chose de plus fondamentale que nous avons besoin de retrouver en l’autre car cela crée un espace ou la communication, parfois même silencieuse, est possible. Cela crée un espace ou des pensées se rejoignent pour communiquer, pour communier…
Et c’est là qu’un avènement s’offre à nous qui pourrait se formuler de la sorte : nous sommes ceux que nous attendons car nous sommes notre propre chemin. Et tant que nous ne sommes pas notre propre chemin, nous restons enchaînés aux chemins qu’on a tracés à notre place. Le problème de notre humanité actuelle c’est qu’elle est étrangère à elle-même, c'est-à-dire qu’elle a perdu la source originelle de sa pensée. Elle a construit le monde en omettant cette source. Mais cela n’est pas viable et relève de l’illusion. Et comme nous le montre tous les jours les actualités, ce monde d’illusion touche à sa fin et se débat avec l’énergie du désespoir en voyant son propre déclin. Car la folie ne peut engendrer que la folie. Et c’est en ce sens qu’il n’y a rien à comprendre dans ce jeu de dupe.
Le monde extérieur qui s’offre à nos yeux est un monde régit par des lois issus d’un état de séparation avec notre origine et donc de guerre : le profit à outrance, la violence, le conditionnement des masses, la dépendance, l’instrumentalisation de l’information. Et même ceux qui pensent et disent cela au grand jour restent pour la plupart dans un esprit de révolte. Il reste toutefois qu’il est préférable de le dire car cela appelle un éveil des consciences.
Mais il est maintenant indispensable, pour que cela s’estompe comme un mauvais rêve, d’apprendre à penser, car nous sommes ce que nous pensons et nous créons ce que nous pensons.
Il y a actuellement un combat en ce monde. Et ce combat est tout simplement titanesque. Il ne concerne pas uniquement notre petite planète terre. Il s’étend certainement au-delà des frontières visibles de notre système solaire. Nous ne savons pas tout ce qui se joue autour de nous, et heureusement, sans doute. Mais nous qui sommes là, nous ne sommes pas là pour rien, par hasard. Et pour reconnaitre notre raison d’être ici, il suffit d’observer le monde.
Ce que le monde nous montre c’est que nous sommes entrain de tout perdre. Ce n’est pas seulement une réalité matérielle plus ou moins appuyée en fonction de nos positions géographiques respectives mais surtout une prise de conscience intérieure face à un monde qui succombe à la folie de l’égo. Il n’y a plus rien à attendre de ce monde car la folie ne peut engendrer que la folie en utilisant les prétextes d’un état de guerre constant. Et finalement nous en venons à cette constatation de conscience : le visage qu’offre le monde n’a plus rien à nous apporter. Il n’a plus d’écho en nous-mêmes. Nous n’arrivons plus à accrocher les espaces qui nous entourent. Ces espaces se décrochent et tombent ; les bruits du monde sur fond de catastrophes s’estompent et s’étiolent. En fait le monde extérieur disparait pour permettre à notre monde intérieur d’apparaître…
Et ce monde intérieur prend racine dans notre pensée, dans une pensée nouvelle que nous découvrons. Au sein de cette pensée, il ressort que ce que nous faisons aux autres, nous le faisons à nous-mêmes, que nous récoltons ce que nous cultivons et nous ne pouvons cultiver que ce que nous avons pu récolter.
Il ressort également que nous ne pouvons donner que ce que nous sommes capable de recevoir et que la seule manière de conserver ces dons, c’est de les offrir. La véritable richesse est donc celle qui consiste à offrir le don de ce que nous sommes. Et cette prise de conscience sonne le glas de toute spéculation car il en va de notre intégrité.
Et c’est bien là que nous commençons à mieux comprendre la notion de monde intérieur. Lorsque le monde extérieur ne porte plus aucun vecteur d’information que nous partageons, nous sommes presque contraints de tourner notre regard de l’extérieur vers l’intérieur afin de retrouver un terrain plus propice, un endroit qui nous parle et que nous reconnaissons. Pour ce faire il s’agit de se rendre tout simplement disponible à soi-même, d’accepter ce que nous sommes à tous les niveaux de conscience qui nous constituent, de s’observer en silence afin de retrouver et reconnaitre notre place.
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Il existe au sein de ce silence, un point ou nous sommes tranquilles. Notre perception est alors claire et calme. Ce point est tellement petit et paradoxalement tellement puissant qu’il échappe totalement à l’être de raison. Le travail fait sur soi-même permet à ce point d’apparaitre à notre conscience et devenir de plus en plus prégnant. Au travers de celui-ci nous nous tenons dans le monde sans jugement. Nous l’accompagnons, nous l’assistons et ne sommes plus des obstacles aussi bien pour nous-mêmes que pour le monde. On pourrait dire : cela coule de Source…
Ce point là est un espace dans lequel nous nous plaçons. C’est ici que tout commence réellement. Cet espace là est sacré. C’est un espace de paix, un sanctuaire ou siège notre être de lumière. Cet espace, ce point de conscience est une source tranquille, fondatrice et hors du temps. A notre époque actuelle les vagues de conscience qui nous traversent facilitent grandement l’ouverture de ce point si nous en faisons la demande avec le cœur.
Nous savons que l’univers a jaillit à partir d’un point. Un point a été l’avènement de l’univers. C’est de ce point qu’il s’agit certainement ici. Il s’agit ici du déploiement d’un même univers mais intérieur. Imaginez soudainement que les ténèbres accueillent la lumière : une lumière qui n’a ni couleur ni forme. Imaginez que l’absence accueille une présence : une présence bienveillante, inépuisable, et éternelle.
Nous pouvons dire : cela est. Nous pouvons le constater mais restons dans l’incapacité de le comprendre ou l’expliquer. Ce qui fait sa réalité c’est que simplement nous l’accueillons. Ce qui fait sa réalité c’est que nous restons ouverts à cela et que nous commencions à l’ancrer dans notre réalité quotidienne…
Ce qui fait sa réalité c’est de le partager. Car un cours ou une leçon, pour être véritablement comprise et afin qu'elle ne reste pas comme une idée purement intellectuelle, doit être mis en pratique dans le quotidien.

