Désirer Être
- Atlantide-Research
Et si être devenait notre plus grand désir ? Mais qu’est ce que l’être ? C’est la question ontologique (qui traite de l’être) par excellence de toutes les philosophies. C’est à l’instant même ou s’effectue une recherche de l’être, que l’être va pouvoir enfin s’exprimer, se déployer. C’est à l’instant même ou quelque chose est sollicité, questionné, demandé, réclamé, que l’on donne à cette même chose la possibilité de s’exprimer.
La question de l’être n’est pas forcément une question qui trouve une réponse précise. Cependant on peut déjà affirmer que ce ne sont pas les désirs qui doivent conditionner l’être mais bien plutôt la quête de l’être qui devraient conditionner les désirs.
Il semble assez difficile de définir ce qu’est l’être. Et si aucune définition exacte ne peut lui être prêtée, il serait bien plus judicieux de demander à l’être de venir à nous.
Mais peut-être que pour venir à nous, l’être ne se chargerait ni de mots, ni de paroles car il est peut-être inaccessible aux mots. Il se peut même qu’il échappe totalement à toute définition rationnelle.
Alors la question est bien de savoir comment le faire venir, le faire apparaître dans la clarté, de le faire sortir de son obscurité.
Platon évoque cette question dans son mythe de la caverne. Il dit que nous sommes comme des aveugles, qui malgré que nous possédions des yeux pour voir, ne voyons en fait que l’ombre des choses et non les choses en elle-mêmes, dans leur réalité propre. La réalité n’étant pas que limitée à la réalité matérielle car inscrite dans une dimension bien plus vaste.
Ceci n’est pas sans nous rappeler le concept d’illusion que l’on retrouve dans la plupart des systèmes de pensées. Systèmes de pensées qui semblent s’épanouir dans le monde comme autant d’îles sur lesquelles les navigateurs en quête de vérité peuvent se reposer et se ressourcer.
Alors, si maintenant nous partions en quête ? Si nous partions à la conquête de nouveaux horizons en nous laissant guider par l’être lui-même ? Si nous laissions l’être proposer un chemin sans rien lui imposer. Si nous tentions de laisser l’être s’exprimer, sans l’opprimer afin qu’il commence lentement à s’imprimer en nous et que nous puissions enfin composer avec lui ?

